Bisous, je pense à toi également.Pas de mots ou de fanfan, juste des pensées qui ne me quittent pas.
Tu as raison mumy, pas toujours évident de venir parler mais le décès de Bruno personne ne l'a oublié.En ce qui me concerne je n'oublie pas cette église si petite pour acceuillir tous ceux qui sont venus lui dire au revoir et je me rappelle aussi ces jours qui ont suivi ou tout le monde se regarder et personne n'oser parler. Bruno a été la première souffrance et le premier drame que l'on puisse vivre à nos âges. Nous qui vivions sur notre île sans se soucier de quoi que ce soit, ce jour là je me souviens il n'était pas là à la sortie de Raponda, car il venait tous les soirs à 5h rejoindre tout le monde.Des souvenirs on en a mais la pudeur retient les gens et le respect de sa famille également. Par expérience similaire dû à la disparition de mon cousin Hervé qui est décédé en moto à 16 ans, les années n'éffacent pas la douleur et la colère du"pourquoi c'est arrivé" non plus. Mais voilà je lis ce message depuis 2 jours et j'étais incapable d'y répondre.... Amitiés à Nanou et sa famille.........
PS: Nanou j'ai une photo de ton frère, je pense que tous les souvenirs sont précieux,je n'ose pas la mettre sur le forum sans ton acccord alors je peux te l'envoyer......
Qui n'est pas nostaliques de nos années là bas, s'ils savaient ce qui sont restés la chance qu'ils ont !!!
Explications :
Quand je suis revenue en France, j'habitais chez mon oncle à St André de Cubzac puisque mes parents etaient toujours au Gabon.
Je suivais une formation sur Bordeaux qui se trouve à 40 kms de mon villasse aussssiiiii, me voila à prendre la locomotative vapeur pour aller à ma capitale de la gironde.
Le voyasse se passa très bien et lors de la descente du véhicule motorisé vaporatitique, j'emprunte le couloir pour acceder à la gare et là grosse panique, je voyais toute la population autour de moi se mettre à courrir tous dans la meme direction, comme la peur m'envahit je courrus aussi sans savoir pourkoi d'ailleurs; dans ma tete je me suis dit ca doit etre une alerte a la bombe.
Lorsque j'apercus la sortie de la gare, je vis la populasse se précipiter dans les cars.
Et là, je me suis dit : maisss comment les gens la sont fous, ils court pour prendre le bus alors qu'il y en a un toutes les trois minutes.
Conclusion : la folie ici est grande et pas uniquement sur les bus
Je me rappelle que nous étions en 2de S, à Raponda. Nous avions cours de français cet après-midi là, lorsque Eric COLOMBANI (paix à son âme) de derrière la fenêtre de la classe, nous annoncait le décès de Bruno. La tristesse s'était installée dans la classe. C'était inadmissible qu'un ado plein de vie meurt de cette manière.
Je me souviens du spectacle de moto que Bruno, Fiacre et les autres nous gratifiaient à la sortie des classes.
Je voudrais associer à cet hommage à Bruno tous les autres enfant de Raponda décédé trop tôt :
- Rose ANKOMBIE;
- Andréa IGOUERA
"Les morts ne sont pas morts. Ils sont dans le vent qui souffle"