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Tribune politique

Démarré par whythney à 06-08-2006 10:35. Le sujet a 1 réponse(s).

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   06-08-2006, 10:35
whythney n'est pas en ligne. Dernière activité : 17/10/2006 18:57:10 whythney

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Rejoint : 12-26-2003
Messages : 9
LA DOMINATION ET LE PILLAGE DE L'AFRIQUE PAR LA FRANCE VIA LE FRANC CFA! toute une manipulation!!!
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Le pillage de l'Afrique par les Français



La domination politique, économique et militaire
incontestée de la France sur ses anciennes colonies
d'Afrique Noire est enracinée dans une devise, le
franc CFA. Créée en 1948 pour permettre à la France de
contrôler le destin de ses colonies, quatorze pays (le
Bénin, le Burkina-Faso, la Côte d'Ivoire, le Mali, le
Niger, le Sénégal, le Togo, le Cameroun, la République
Centrafricaine, le Congo, le Gabon, la Guinée
Equatoriale, la Guinée Bissau et le Tchad) ont
maintenu la zone franc même après qu'ils aient obtenu
leur indépendance des décennies auparavant.

En échange de la garantie française de la
convertibilité du franc CFA, ces pays ont consenti à
déposer 65 % de leurs réserves de devises étrangères
sur un compte spécial du ministère des Finances
français et ont accordé à la France un droit de veto
sur la politique monétaire de la zone franc chaque
fois que ce compte spécial serait trop à découvert.
Ces décisions ont eu des conséquences dévastatrices
pendant quarante ans.

La majeure partie de la réserve de francs CFA provient
du commerce entre la France et ses alliés africains.
Par conséquent, la zone franc a toujours eu peu
d'argent à sa disposition et des taux d'intérêt
élevés. D'un autre côté, conformément aux programmes
d'ajustement structurel du FMI et de la Banque
mondiale, une discipline budgétaire rigoureuse a
permis de conserver une inflation faible, comme si se
serrer davantage la ceinture au nom de la stabilité
des prix constituait la priorité à adopter en matière
de politique dans des pays désespérément pauvres
touchés par des décennies d'une demande en baisse.

Résultat, une combinaison redoutable de convertibilité
des devises, de taux d'intérêt qui grimpent en flèche,
d'inflation faible et de mouvement des capitaux sans
entraves, qui ne fait qu'alimenter la spéculation et
la fuite des capitaux. Les spéculateurs transfèrent
des sommes d'argent énormes de la France vers des
comptes de dépôts locaux portant des intérêts élevés,
collectent leurs gains exonérés d'impôt tous les trois
mois et font de nouveau le plongeon de garantie du
découvert.

Les banques commerciales sont inondées de ces fonds de
spéculation à court terme instables qu'elles prêtent
aux gouvernements selon les conditions les plus
draconiennes possibles. Les banques et les
spéculateurs récoltent une coquette somme, les
gouvernements sont criblés de dettes commerciales
insoutenables, le secteur national de production est
privé de financement sur le moyen et le long terme, et
la majorité des individus restent empêtrés dans une
pauvreté écoeurante.

Entre-temps, le transfert libre des profits, le
remboursement des dettes et la propension de l'élite à
expatrier leurs biens entraîne une fuite des capitaux.
Cette hémorragie massive de la devise étrangère est
dirigée exclusivement vers la France grâce au contrôle
des capitaux qu'elle a mis en place en 1993. Par
conséquent, certains des pays les plus pauvres du
monde financent une partie du déficit budgétaire
français.

La seule raison logique de l'existence du franc CFA
est la connivence qui existe entre la France et les
élites qui gouvernent ses anciennes colonies dans le
but de piller les états de la zone franc. Même les
effets bénéfiques de la devise commune sur le commerce
entre les pays membres ont été neutralisés par la
décision paradoxale prise par les anciennes colonies
françaises d'Afrique noire en vue de démanteler la
structure gouvernementale fédérale et le marché unique
de l'époque coloniale et d'édifier des barrières
commerciales à la place.
Comme si tout cela ne suffisait pas, le taux de change
du franc CFA, qui était demeuré inchangé depuis 1948,
a été dévalué de 50 % en 1994. Y avait-il un meilleur
moment (du point de vue des investisseurs étrangers,
cela va sans dire) pour entreprendre une vaste
privatisation des biens de l'Etat ? Sous les auspices
du FMI et de la Banque mondiale, des secteurs
lucratifs tels que l'énergie, les télécommunications,
l'eau et les banques ont été liquidés aux entreprises
occidentales à des prix défiant toute concurrence.

Ainsi, le partenariat conclu entre la France et ses
anciennes colonies africaines s'est finalement soldé
par un déséquilibre spectaculaire. La France a obtenu
un vaste marché pour ses produits, une réserve
constante de matières premières à bon marché, le
rapatriement de la part du lion qu'elle s'est taillée
sur les économies locales, une influence politique
incomparable, une présence stratégique importante avec
des bases militaires occupées à titre gracieux, et la
certitude qu'elle peut compter sur le soutien
diplomatique de ses alliés africains. Mais pour les
Africains, le partenariat a signifié une performance
commerciale faible, une somme d'argent restreinte, des
taux d'intérêt élevés, une fuite massive des capitaux
et des montagnes de dettes dont le remboursement
empêche tout investissement supplémentaire dans les
domaines de l'éducation, de la formation, de la santé,
de la production alimentaire, du logement et de
l'industrie.

Les effets négatifs de cet accord s'étendent en outre
au continent africain dans son ensemble. Au niveau
politique, la France et ses alliés sont opposés au
concept d'un gouvernement continental prôné à la fin
des années 1950 et au début des années 1960 par des
individus comme Nasser et Nkrumah. Ils ont contribué à
faire obstruction au projet et à fonder le club
africain notoirement inefficace composé de chefs
d'Etat, l'Organisation de l'unité africaine (OUA),
ramenant ainsi l'intégration africaine des décennies
en arrière.

Lorsque l'OUA a mandaté la Communauté économique des
Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) afin de promouvoir
l'union monétaire et économique régionale, la France
et ses alliés ont agi rapidement pour y faire obstacle
en menant la création de l'Union économique et
monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté
économique et monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC).
Ils ont ainsi empêché en partie la CEDEAO d'imiter les
performances économiques de ses organisations soeurs,
la Communauté de développement de l'Afrique australe
(CDAA) et le Marché commun de l'Afrique de l'Est et de
l'Afrique australe (COMESA).
Mais pour les alliés africains de la France, la greffe
d'un programme d'intégration économique sur une union
monétaire artificielle préexistante est illusoire et
impraticable. En effet, cette greffe a séparé la
structure de ces sociétés depuis la soi-disant
indépendance de 1960. Il n'est pas étonnant qu'à
l'heure actuelle, la majorité de ces pays soient
confrontés à des troubles civils, des rébellions et un
risque d'implosion.

Pour que l'Afrique française puisse se développer, la
zone franc doit être démantelée. La naissance de
l'euro a offert à ces anciennes colonies une chance de
se libérer de l'étreinte étouffante de la France. Ils
ne l'ont pas saisie. Au lieu de cela, ils ont fixé
leur devise sur l'euro et non plus sur le franc CFA,
tout en gardant les mêmes règles, les mêmes
institutions et le même mode de fonctionnement. Cette
décision aura certainement des conséquences tragiques
pour les citoyens de l'Afrique francophone.

Voici l'extrait du solde du compte courant extérieur
pour quelques pays d'afrique de l'ouest visible par
tous sur le site de la banque de france :

Solde du compte courant extérieur auprès de la banque
de france pour l'année 2004 en franc cfa

benin 733 milliards fcfa = 1,11 milliards d'euro
burkina faso 659 milliards fcf= 1 milliard d'euro
cote d'ivoire 4563 milliards = 7 milliards d'euo
guinée bissau 97 milliards = 147 million d'euro
mali 984 milliards = 1,5 milliard d'euo
niger 445 milliards = 678 millions d'euro
senegal 2336 milliards = 3,5 milliards d'euro
togo 823 milliards = 1,25 milliard d'eruo

A titre exemple pour comprendre le mécanisme,
lorsqu'un pays comme la cote d'ivoire vend du cacao
pour un million de dollards aux etats unis, les etats
unis donne 1 million de dollars au tresor français et
celui-ci garde 65 % (la part de la banque de france)
et donne 35 % à la bceao.


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   11-14-2007, 16:38
mayce n'est pas en ligne. Dernière activité : 14/11/2007 13:22:16 mayce



Non Noté
Rejoint : 11-14-2007
Côte d'Ivoire
Messages : 1
Re : LA DOMINATION ET LE PILLAGE DE L'AFRIQUE PAR LA FRANCE VIA LE FRANC CFA! toute une manipulation!!!
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en effet l'article est assez pertinent mais le seul problème c'est que le contexte macro economique ne favorise pas un renouveau.

dans un premier temps, les elites qui gouvernent n'ont pas rompus avec le pacte colonial comme nous le pensions. les accords de defense n'ont pas été rompus et la presence militaire occidentale en Afrique est non seulement plus forte mais surtout plus souhaiter par les dirigeants qui savent que face à la nouvelle génération qui monte cette presence constitue leur seul repart

il n'y a pas que ça malheureusement.
en effet, la fuite des cerveaux et des capitaux vers l'occident tend a fragiliser notre tissu economique et le rendre encore plus vulnerable aux predateurs occidentaux. sous le pretexte que les marchés africains sont verrouillés par les occidentaux, les hommes d'affaires preferent soit partir sous d'autres cieux soit se lancer dans des secteurs d'activités moins stratégiques ce qui ma foi ne fait que faire tourner la roue et ainsi de suite


voici a chaud mon opinion j'espere poursuivre le debat avec d'autres personnes
Car il n'y a sur la terre aucun autre nom par lequel un homme puisse etre sauve que celui de JESUS CHRIST que je confesse comme Seigneur,sauveur et Maître

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