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Religions
Démarré par Sigiclamen à 12-02-2007 18:40. Le sujet a 1 réponse(s).
 
 
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12-02-2007, 18:40
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Sigiclamen
Rejoint : 06-02-2007
France
Messages : 3
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Les Dix Commandements contre la circoncision
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12-02-2007, 18:49
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Sigiclamen
Rejoint : 06-02-2007
France
Messages : 3
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Re : Les Dix Commandements contre la circoncision
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Les commentateurs orthodoxes du verset suivant de la Bible :
"Car moi, l'Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui poursuis le crime des pères (la circoncision) sur (commis sur) les enfants ("בנים" (banim, pluriel de ben) signifie habituellement "fils") jusqu'à la troisième et quatrième génération (grands-pères et arrière-grands-pères, aller au-delà est impossible)" (20 : 5, traduction du rabbinat français),
au moyen d'un improbable double-sens, l'interprétent comme si le texte disait :
"… qui poursuis les enfants pour le crime des pères…"
Mais il ne le dit pas et pas moins de douze inexactitudes ou négligences de la traduction rabbinique nous forcent à penser que cette interprétation est absurde et que l'expression : "le crime des pères sur les fils" désigne la circoncision qui se trouve donc condamnée et abolie :
I - Les arguments du bon sens
- premièrement, Dieu ne s'exprime pas de façon ambiguë ; si la phrase avait le sens que lui ont donné les rabbins, sa construction serait celle que nous avons vue ci-dessus,
- deuxièmement, l'interprétation orthodoxe donne au terme "jaloux" le sens aber-rant de soupçonneux jusqu'à l'injustice : châtier des enfants pour des crimes qu'ils n'ont pas commis. En réalité, un Dieu "jaloux" l'est de sa propre création ; il ne peut supporter son altération par l'homme se prenant pour Dieu. Cet argu-ment théologique est partagé par Mahomet (cf. ci-dessus),
- troisièmement, une punition s'éteignant à la quatrième génération (la folie hi-tlérienne a sinistrement copié sur les rabbins, et amplifié, leur interprétation) est contradictoire avec l'idée d'un châtiment aveugle sur les enfants ; pourquoi une punition aussi froidement résolue devrait-elle s'arrêter à la quatrième génération ? Par contre il est tout naturel que la punition des criminels circonciseurs doive s'arrêter aux arrière-grands-pères,
II - Les arguments linguistiques et syntaxiques
- quatrièmement, traduire l'hébreu "בנים" par "enfants" plutôt que par "fils", ce qui est possible dans de rares contextes (il n'en va pas de même en arabe), écarte volontairement l'idée d'une condamnation de la circoncision,
- cinquièmement, le singulier : "le crime des pères", renvoie à un crime précis ; s'il s'agissait de n'importe quel crime, le texte aurait employé soit le double plu-riel (les crimes des pères) soit le double singulier (le crime du père),
- sixièmement, on ne poursuit pas un crime sur quelqu'un mais quelqu'un pour un crime et "fils" est le complément indirect de "crime" et non de "poursuis" (plusieurs traducteurs utilisent "punis" pour éviter cette impropriété),
III - Les arguments bibliques
- (*) septièmement, la version du Décalogue dans le Deutéronome n'ordonne pas la circoncision,
- huitièmement, notre interprétation est fortement renforcée par les versets sui-vants, quelques lignes seulement après les Dix commandements :
"Tu feras pour moi un autel de terre (**)… Si toutefois tu m'ériges un autel de pierres, "ne le construis pas en pierres de taille car, en les touchant avec le fer, tu les as rendues "profanes." (20 : 21-22, rabbinat français)
Moïse affirme par cette comparaison que la coutume païenne désacralise le corps de l'homme en offensant Dieu. Ces versets sont d'ailleurs à rapprocher du suivant :
"Dieu façonna l'homme – poussière détachée du sol – … "
(Genèse, 2 : 7, rabbinat français)
IV - Les arguments historiques et culturels
- (*) neuvièmement, la circoncision n'a pas été pratiquée pendant le règne de Moïse,
- (*) dixièmement, la circoncision du fils de Moïse fut opérée contre la volonté de son père (cf. ci-dessus),
- (*) onzièmement, Dieu ne fait pas de discrimination entre les sexes ; comme re-vendiqué par nombre de féministes juives, il est impossible qu'il ait ordonné à Abraham un signe d'alliance avec les garçons à l'exclusion des filles,
- (*) douzièmement, Abraham a aussi circoncis Ismaël et la circoncision des Juifs ne leur donne pas plus de droit qu'aux Arabes sur la terre de Canaan, elle est aussi néfaste et inutile pour les uns que pour les autres.
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