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Jamais en panne d'idées saugrenues, les hommes politiques africains sont en train d'écrire une nouvelle page de la science politique contemporaine en ce début de ce millénaire. Méthodiquement, sans tambour ni balafon, et avec le soutien discret mais efficace des grandes puissances occidentales et de l'Organisation des Nations unies (Onu) elle-même, ils sont en train d'imposer à leurs peuples une nouvelle manière d'accéder au pouvoir : le recours à des mercenaires ou à d'anciens soldats présentés comme tels, que l'on utilise comme une sorte d'ascenseur rapide pour s'imposer sur la scène politique d'abord et à la présidence de la République ensuite. Il y a maintenant plus d'une décennie pourtant que la communauté internationale prétendait ouvrir une nouvelle page de l'histoire de l'humanité. Cette décision volontariste, soutenue par toutes les grandes chancelleries, était symbolisée par la chute du mur de Berlin, l'effondrement des régimes communistes de l'ancien bloc soviétique, la libération de Nelson Mandela et le déferlement des Conférences nationales africaines. Le monde entier était supposé entrer dans une nouvelle ère où la dignité des populations de toute la planète serait dorénavant prise en compte par tous les pays. L'Onu s'offrait même pour la première fois de son histoire un secrétaire général originaire d'Afrique sud-saharienne (le Ghanéen Kofi Annan) et proclamait son refus énergique d'accepter que la violence et la guerre soient des moyens d' accès ou de maintien au pouvoir politique. Depuis lors, le vent semble avoir tourné. Les fameuses Conférences nationales ont très rarement débouché sur des élections justes et sur de véritables alternances politiques. Certains chefs d'État qui s'y étaient pliés, malgré eux, ont ensuite trouvé les ressources financières et politiques pour revenir au pouvoir, soit par la voie des urnes qu'ils avaient toujours combattue, soit carrément par la force des armes. La grande majorité des chefs de partis politiques d'opposition qui prétendaient se battre pour offrir des voies de développement nouvelles à leurs populations se sont reconvertis en businessmen de la politique au sens le plus mesquin, utilisant leurs structures et leur popularité pour négocier des strapontins ministériels ou des postes dé directeurs de sociétés d'État. Pis: une nouvelle race d'aventuriers a émergé ces dernières années, qui tente (souvent avec succès) de définir de nouveaux raccourcis pour devenir chef d'État. Leur tech***** est simple: l'on recrute à la hâte quelques mercenaires que l'on associe à un petit groupe de soldats aigris présentés comme des « mutins », l'on s'assure le soutien bienveillant (logistique, financier et politique) de quelques chefs d'État voisins, et le tour est joué. Quelques centaines ou quelques milliers de morts plus tard, on a les faveurs de la presse internationale, on est reçu comme interlocuteur à part entière par des médiateurs pour négocier le partage du pouvoir, on est invité à Paris ou ailleurs et on a même la bénédiction du secrétaire général de l'Onu ! Cette formule avait été inaugurée par Charles Taylor au Liberia, qui est devenu chef de l'État en 1996. Elle a ensuite été reprise avec succès par Laurent-désiré Kabila contre le maréchal Mobutu Sese Seko en 1997. Depuis lors, Joseph Kabila est lui-même confronté à la même stratégie que lui opposent Jean-Pierre Bemba et quelques autres. Idem au Congo, où Denis Sassou Nguesso était parvenu à renverser en 1997 le chef de l'État élu Pascal Lissouba avant la fin de son mandat. Idem encore en République centrafricaine, où le régime Patassé a été plusieurs fois l' objet de tentatives de putschs menées par des soi-disant soldats mutins (la dernière en date était dirigée par le général François Bozizé). Enfin, il **** cas de la Côte d'Ivoire de Laurent Gbagbo qui subit depuis le 19 septembre 2002 les assauts répétés des « soldats mutins » d'un mystérieux Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire. Des « soldats mutins » qui avaient déjà mis fin au régime Bédié en décembre 1999 pour installer à sa place le général Robert GueÏ... Que fait la communauté internationale ? Elle se réjouit de la déliquescence du tissu politique et social africain. D'autant que ce triste processus est validé implicitement par l'Onu, qui ne se prive pas de recruter à tour de bras tous les anciens Premiers ministres et ministres africains au chômage, pour qui la profession de médiateurs est devenue une véritable industrie. Il est urgent de mettre fin à cette chienlit tropicale. Mes chers compatriotes, cette situation est inacceptable pour nous. RECLAMONS LA DEMOCRATIE ET LA SOLIDARITE POUR TOUS NOS COMPATRIOTRE, TOUT EN REFUSANT LES OPPORTUNISMES ET LES PATRIACHISMES AU RD CONGO. QUE DIEU BENI NOTRE CONGO Nicolas LISIKI 'secretaire général du MDS' http://www.nicolas-lisiki.fr.tc/
------------------ Selon Nicolas LISIKI
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