Qu'on me comprenne bien, car il ne faut pas d'équivoque sur le terme : je n'entends pas opposer à un pessimisme lucide - celui de l'afro-pessimisme - la vison d'un optimisme béat, une sorte d'afro-optimisme. Ce serait absurde car chacun sait qu'aujourd'hui, effectivement, les drames sont multiples sur le continent africain ; guerres civiles, mortalité infantile, SIDA, diminution relative du produit par tête, fragilité de l'informel, misère scientifique, retard de l'agri***ture et de l'industrie, tout cela est connu, voyant, tragique, d'autant plus préoccupant qu'à court terme les choses ont très peu de chance de s'améliorer. Ce que je voudrais néanmoins montrer, c'est qu'il ne faut pas confondre un constat instantané, une vison immédiate, avec un diagnostic et surtout un diagnostic si légèrement asséné de maladie mortelle.
Catherine Coquery-Vidrovitch - Université Paris-7 Denis Diderot/CNRS,
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